15 mai 2008
Je suis le cavalier sans tête

Il y a deux jours j'ai mis en page ce que je pourrai apporter à la société, apposé un numéro, ma photo, et pourtant rien n'a changé, sauf mes rêves qui me font tituber de bon matin, me chahutent et me rappellent ce petit cœur que je cachais dans mon cartable quand j'étais môme, quand on faisait la bagarre et qu'on jouait à chat, encore, je continue ma dérive, n'économise pas mon argent, regrette et fais suer mes pensées.
Sur ce papier administratif, j'avoue tant bien que mal les vertus de la pratique, sans oser "l'expérience". Qu'il n'est rien de plus constructif pour un poisson, que de se noyer. Ces mots me paraissent difficiles à sortir de l'eau, envasé par le temps qui défile, la peur de ceux qui n'ont pas encore mon âge, et tellement de matière à progresser.
En lisant son mail, les joues se gonflent et les fossettes se creusent, lachen, si mes souvenirs sont bons, elle me rassure et montre qu'il n'en faut pas énormément pour ne pas avoir à regretter, un jour. Car je sais bien, qu'en regardant de vieilles plantes flétries, un jour, aussi mort que leurs feuilles, je regretterai de ne pas avoir user mes semelles, pissé au soleil. Pire, dans quelques milliards de siècles, lorsqu'une année de cette triste vie sera un souhait utopique, j'en suis sûr, je pleurerai en voyant cette lune.
Les souvenirs ne prennent pas toujours la valeur du temps, alors laissons le tourner, tout seul, dans son coin. Tu l'as bien cherché.
Commentaires
Tu n'as pas fait ce dessin en pensant à Into the wild par hasard ? =)
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