24 mai 2008
Oublier qu'ici on est rien, oublier qu'ici on a peur

En montant sur l'estrade, nous avons imaginé les sièges habités d'indisciplinés, il faudra donner de la voix, et ne pas trembler. Sur le chemin qui me ramène à mon lit, je me suis dit que je ne regrettais pas d'avoir choisi le théâtre, même si je me fais souvent corriger.
En mangeant mon plat cuisiné réchauffé à 900 Watt (à adapter selon la puissance du four), je suis tombé nez à nez avec Truffaut, les 400 coups, et ce noir et blanc que j'ai trouvé somptueux, doux et contrasté à la fois. Pendant une dizaine de minutes je me suis obligé, mais toutes les autres minutes ont été savourées sans réclamations.
Représentation théâtrale le jeudi 29 Mai à 12h30, à l'université de Paris XIII, Amphi 5.
Un peu de tout, du Molière et du Césaire.
Et je suis dedans, dis-je la peur au ventre en pensant que tous ces yeux seront braqués sur moi pendant quelques minutes, uniquement sur moi. N'importe quoi !